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Ma Bonne Boulangerie

La méthode

Comment on calcule

Ce qui compte dans une note, ce qui pèse moins avec le temps, et ce qui ne compte pas du tout. Le détail est écrit en entier — l'article L111-7-2 du code de la consommation l'exige, et de toute façon une note qu'on ne peut pas vérifier ne vaut rien.

En un paragraphe

Il y a deux notes indépendantes — 🥖 Le Pain et 🏪 La Boutique — qui ne sont jamais moyennées entre elles. Chacune est la moyenne des verdicts laissés par les mangeurs, sur une échelle de cinq crans exprimés en mots. Un avis récent pèse plus qu'un avis ancien. Un changement de propriétaire remet le compteur à zéro. En dessous de trois avis, aucune note n'est affichée du tout. Et la farine, le bio et le prix n'entrent jamais dans une note.

Les deux piliers

Un site de notation qui affiche 4,6 ne dit rien. Ce 4,6 mélange le pain, le parking, l'accueil et l'ouverture du dimanche, et personne ne sait dans quelle proportion. C'est exactement ce que nous sommes venus corriger.

Il y a donc deux notes, côte à côte, et il n'existe aucune note globale sur ce site : ni dans les pages, ni dans l'interface de programmation, ni dans les données structurées envoyées aux moteurs de recherche. Si quelqu'un veut « la note », il doit dire laquelle.

🥖 Le Pain🏪 La Boutique
Ce qu'on jugece qui sort du fourl'endroit et l'accueil
Décomposé parfamille de produit — pain, viennoiserie, pâtisserie, snacking
Habitués / de passageaffiché séparément

Le Pain domine visuellement partout. C'est la thèse du site, et c'est la seule note que nous transmettons aux moteurs de recherche.

L'échelle : des mots, pas des étoiles

Cinq crans, exprimés dans les mots que les gens emploient réellement.

🥖 Le Pain🏪 La Boutique
🏃 J'y retourne en courant😍 Un plaisir d'y entrer
🥖 Très bon pain🏪 Très belle boutique
😐 Correct, sans plus😐 Correcte, sans plus
🤷 Ça dépanne😕 Ça manque de soin
🚫 Plus jamais🚫 Désagréable

Le cran du milieu est délibérément peu flatteur. Une étoile ne demande rien à personne ; « ça dépanne » doit être assumé. C'est ce qui empêche le milieu de devenir le refuge confortable des indécis.

Cette page dit comment nous calculons ; ce qui fait un avis utile à écrire est sur écrire un avis honnête.

Chaque cran vaut de 1 à 5 pour le calcul de la moyenne. La moyenne est secondaire à l'affichage : ce que la fiche montre d'abord, c'est la répartition des verdicts. Un 4,2 fait de quarante « en courant » et dix « plus jamais » n'est pas la même boulangerie qu'un 4,2 fait de quarante « très bon pain » et dix « en courant », et seule la répartition le dit.

Ce qui pèse, et ce qui pèse moins

Trois avis minimum

En dessous de trois avis, aucune note n'est calculée ni affichée. Les avis existants sont montrés comme des témoignages, pas comme un verdict. Deux opinions habillées en moyenne, ce n'est pas une note : c'est deux opinions.

Ce même seuil vaut pour tout ce qui est publié : les habitués et les clients de passage portent chacun le seuil indépendamment. Une boulangerie avec quarante avis de passage et deux avis d'habitués publie sa note de passage, et pas de note d'habitués.

Un avis a une demi-vie de dix-huit mois

Le pain de 7 h n'est pas celui de 18 h, et le remplaçant d'août n'est pas le patron. Le poids d'un avis est divisé par deux tous les dix-huit mois environ. La décroissance est progressive, jamais brutale : une note qui bascule un matin sans que rien n'ait changé dans la boutique est exactement le genre de mouvement inexplicable qui fait perdre confiance.

Un avis est daté de la visite, jamais de sa rédaction.

Le nombre affiché est le nombre réel

« 47 avis » veut dire quarante-sept avis. La pondération change la moyenne, jamais le compteur : annoncer 47 pour un total pondéré de 31,4 serait un mensonge par arrondi.

Un changement de propriétaire remet le compteur à zéro

Une reprise d'établissement est une information publique. Les avis antérieurs sont exclus, pas atténués : ils concernent une autre équipe, et les atténuer reviendrait à faire hériter le nouveau boulanger d'une fraction de la réputation de quelqu'un d'autre, pour toujours. La fiche l'affiche en clair : « Repris en mars 2026 — les avis antérieurs concernaient l'ancienne équipe. »

Habitué ou de passage

Celui qui y va trois cents fois par an et celui qui passe une fois ne portent pas le même jugement. Le premier veut de la régularité ; le second n'a qu'une seule chance.

Le statut se calcule sur cette fiche-là, à partir des visites observées — on peut être habitué de sa boulangerie de quartier et de passage partout ailleurs :

  • Habitué — au moins cinq visites, réparties sur au moins deux mois. Cinq visites tassées dans la même semaine, ce sont des vacances, pas une habitude.
  • Revenu — au moins deux visites.
  • De passage — une première fois.

Les deux notes sont affichées côte à côte, jamais fondues dans une pondération cachée. Une pondération secrète est invérifiable et appelle le soupçon ; deux nombres s'expliquent d'eux-mêmes. Et l'écart est lui-même l'information : quand les clients de passage notent nettement mieux que les habitués, c'est un piège à touristes — et personne d'autre ne sait le détecter.

Le badge « constant »

La régularité est la vertu artisanale, alors nous la mesurons au lieu de la laisser déclarer. Le badge est attribué quand les verdicts des habitués sur les douze derniers mois sont homogènes — moins d'un cran d'écart-type. Une boulangerie qui oscille entre « j'y retourne en courant » et « ça dépanne » n'est pas constante, quelle que soit sa moyenne.

Ce qui n'entre jamais dans une note

  • La farine et le moulin. Une farine remarquable peut être mal cuite. La distance au moulin est un fait affiché à côté de la note, jamais un mérite. Une farine qui voyage 300 km n'est pas une mauvaise farine : nous valorisons la proximité, nous ne stigmatisons pas la distance — c'est pourquoi il n'existe aucun badge « loin ».
  • Le bio. Certifiée bio est une information vérifiée, pas une note.
  • Le prix. Une baguette à 1,10 € n'est ni meilleure ni pire qu'une baguette à 1,40 €. Le prix est une donnée, publiée à côté de la note pour que le lecteur juge le rapport qualité-prix lui-même, et il alimente l'Indice de la baguette.
  • Le fait d'avoir réclamé sa fiche. Une fiche non réclamée est plus pauvre en contenu ; elle n'est jamais moins bien notée, ni reléguée dans les résultats de proximité.
  • Toute somme d'argent. Aucun paiement ne modifie une note, un ordre d'affichage ou une possibilité de réponse.

Vérifié, déclaré, mention libre

Tout ce qui est affiché sur une fiche porte l'origine de l'information, parce que les trois n'ont pas la même valeur.

Ce que ça veut direAujourd'hui
Vérifiérecoupé avec un registre officiella certification bio, et rien d'autre
Signe officiel déclaréLabel Rouge, IGP, AOP — juridiquement encadrés, pas encore contrôlés par nousdéclaré par le boulanger
Déclarélevain naturel, pétri sur place, farines, moulindéclaré par le boulanger
Mention libre« blés anciens », « meule de pierre », CRC — aucune définition légaledéclaré par le boulanger

Un seul badge est vérifié au lancement, et la crédibilité de celui-là repose entièrement sur le fait que tout le reste est honnêtement marqué comme déclaré. La certification bio est rafraîchie chaque mois et datée à l'écran — une certification peut être suspendue, et un badge vert périmé serait un vrai problème.

Nous distinguons aussi ce que le public confond le plus souvent : être une boulangerie certifiée bio n'est pas la même chose qu'utiliser de la farine bio. La première est au registre de l'Agence Bio ; la seconde est une déclaration. Les deux sont affichées, et jamais avec les mêmes mots.

Comment ce badge est obtenu. Nous interrogeons chaque mois le registre publié par l'Agence Bio et nous le rapprochons de chaque fiche par le SIRET — jamais par le nom, qui ne prouve rien. Une boulangerie n'est marquée certifiée que si deux conditions sont réunies : sa ligne « pain frais » au registre est à l'état bio à sa dernière année de contrôle, et son contrat avec un organisme certificateur est toujours en cours. La première seule ne suffit pas : l'état d'un produit n'est pas effacé le jour où une certification s'arrête, et nous avons mesuré qu'un tiers des lignes encore marquées bio dans un département appartenaient à des opérateurs qui ne l'étaient plus.

Cette méthode manque volontairement des boulangeries réellement bio — celles dont l'activité est enregistrée sous un autre code produit que le pain frais n'apparaissent pas. Nous préférons cette erreur-là à l'autre : un badge vert absent se répare, un badge vert faux se paie.

Si votre boulangerie est certifiée et que le badge manque, ou s'il apparaît à tort, écrivez à bonjour@mabonneboulangerie.fr. La correction est manuelle et immédiate, et elle ne demande pas d'avoir repris sa fiche.

Enfin, la fiche annonce en pastilles les métiers exercésboulangerie, pâtisserie — d'après ce qu'en disent les registres publics. Le mot « boulangerie » est protégé par la loi : on ne peut s'en réclamer que si le pain est pétri, fermenté et cuit sur place. Quand les registres rangent un établissement parmi les points de cuisson, la fiche le dit en toutes lettres, et jamais sous forme de pastille de métier — ce serait une rétrogradation déguisée.

C'est un signal, jamais un verdict : une maison qui s'appelle boulangerie peut travailler à la va-vite, et un point de cuisson peut être tenu par des gens sérieux. La qualification affirmative « vrai artisan » demande une procédure contradictoire ; elle n'est pas en ligne, et nous ne la bricolerons pas.

Les avis : contrôle, publication, modération

Ce que l'article L111-7-2 du code de la consommation impose de dire, dit en entier.

  • Qui peut déposer un avis : toute personne disposant d'un compte. Un avis est rattaché à une visite, et la date affichée est celle de la visite, pas celle de la rédaction.
  • Y a-t-il un contrôle ? Oui. Les avis sont contrôlés automatiquement avant publication — détection des dépôts en série, des schémas anormaux et des contenus manifestement hors sujet — et un humain intervient sur signalement.
  • Délai de publication : un avis conforme est publié sans délai. Un avis retenu par le contrôle est examiné, et son auteur est informé de la décision et de son motif.
  • Durée de conservation : les avis restent publiés sans limite de durée. Leur poids décroît avec le temps (voir plus haut) et ils cessent de compter en cas de reprise de l'établissement, mais ils ne sont pas supprimés.
  • Motifs de refus : propos injurieux, discriminatoires ou diffamatoires ; contenu sans rapport avec l'expérience d'achat ; données personnelles de tiers ; avis manifestement frauduleux, notamment déposé par l'établissement ou par un concurrent.
  • Contrepartie : aucune. Aucun avis n'est déposé contre rémunération, remise ou avantage, et aucun établissement ne peut payer pour qu'un avis soit publié, retiré, hiérarchisé ou masqué. Cela vaut pour tous les comptes, y compris ceux qui affichent un compte Instagram sur leur page publique : un avis écrit contre un produit offert, une invitation ou de la mise en avant est un avis frauduleux — il est retiré, et le compte avec lui.
  • Droit de réponse : le boulanger peut répondre publiquement à tout avis, gratuitement, dès le premier jour.
  • Contester un avis : depuis la fiche. Un humain lit le signalement et répond avec une décision motivée. La marche à suivre est détaillée sur aux boulangers.

Ce que le classement ordonne

Les listes de boulangeries — celles d'une commune, d'un thème, d'une page moulin — sont ordonnées par richesse de la fiche puis par ordre alphabétique, pas par note. Les résultats de proximité sont ordonnés par distance, et une fiche non réclamée n'y est jamais reléguée.

Une page n'entre dans l'index des moteurs de recherche que lorsqu'elle a quelque chose à dire : une fiche sans horaires ni avis n'y est pas, et un hub thématique n'existe pas en dessous de trois résultats. C'est une règle de qualité, pas de classement — elle ne modifie jamais l'ordre de ce qui est affiché sur le site.

Si vous pensez que nous avons tort

Écrivez à bonjour@mabonneboulangerie.fr. Quelqu'un répond, avec un nom. Une méthode qu'on ne peut pas contester n'est pas une méthode transparente.